Témoignage : Zachary MacDonald du Canada

Boursier du Programme d’échanges académiques Canada-Chine (2017-2018)

East China Normal University (étude de la faune sauvage)

Zachary MacDonald

Sur la face nord-ouest du mont Tianmu (天目山; « la montagne aux yeux divins »), situé à 85 km à l’Ouest de Hangzhou, Zhejiang, se trouve l’une des régions protégées les plus connues de Chine : la réserve naturelle nationale de Tianmushan. Jouissant à la fois d’un climat à la végétation abondante et d’une variation considérable d’altitude, elle bénéficie d’une diversité remarquable d’espèces. C’est pour cette raison que la région a été désignée Réserve de biosphère par l’UNESCO en 1996, contribuant au programme sur l’Homme et la biosphère. À titre de lauréat de la bourse de recherche du programme de bourses Canada-Chine en 2018, j’ai eu le plaisir de me rendre à cette réserve pour étudier les modèles de diversité le long des pentes du mont Tianmu de février à juillet 2018.

Mon séjour de recherche en Chine représentait la première grande collaboration entre le laboratoire où je travaille, le laboratoire de conservation appliquée de la University of Alberta, et le laboratoire de M. Zhang, le groupe Écoinformatique de la East China Normal University. M. Zhang a une longue expérience de recherche à l’University of Alberta, où il a fait son doctorat et des recherches postdoctorales. M. Zhang est connu pour ses recherches sur la diversité végétale, mais mes recherches ont plutôt porté sur l’écologie et l’évolution des papillons. Comme tout écologiste peut en témoigner, les papillons et les plantes vont ensemble comme le beurre d’arachide et la confiture. C’est ainsi que M. Zhang et moi-même avons proposé une étude portant sur la relation entre la diversité des papillons et celle des plantes sur les pentes du mont Tianmu.

Avec des désignations bien connues comme réserve de biosphère de l’UNESCO et région nationale protégée, travailler avec la réserve nationale naturelle de Tianmushan était un privilège incroyable. Nous avons rapidement découvert que la diversité des papillons de la réserve dépassait les 250 espèces. Cela est bien plus élevé que le nombre total de papillons se trouvant dans toute ma province d’origine, l’Alberta, qui ne compte que 178 espèces (l’Alberta étant géographiquement 55 000 fois plus grande que la réserve, ce chiffre est très indicateur de la biodiversité incroyable de la réserve). Je n’oublierai pas de sitôt le spectacle incroyable que nous ont réservé les papillons à notre arrivée. Des dizaines d’espèces de papillons tournant autour du sommet de la montagne, à la recherche de partenaire, dans un comportement connu en anglais sous le nom de « hill-topping ». J’ai des frissons rien que d’écrire ce paragraphe sur cette expérience, plusieurs mois après en avoir été témoin.

Pendant les cinq mois de mon séjour, nous avons réussi à établir une étude à long terme qui contribuera à notre objectif commun de documenter et de comprendre la complexité de la biodiversité de notre planète. Cela aurait été impossible sans le programme d’échange académique Canada-Chine, Affaires mondiales Canada et le China Scholarship Council, qui ont financé mon séjour de recherche. La gentillesse dont on m’a été témoin pendant mon séjour est difficile à coucher sur papier. Le personnel et les étudiants du laboratoire de M. Zhang étaient incroyablement courtois, et j’ai hâte de voir ce travail des plus intéressants se développer.

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